Elle fredonne à mon oreille

Des études montrent que les girafes de l’espèce Giraffa Camelopardalis évoluent dans un système social structuré, quelque peu original. A l’instar des sociétés de hyènes, d’éléphants et de buffles d’Afrique, celles des girafes utilisent une communication vocale sophistiquée, propre à faciliter les dynamiques sociales.

Jusqu’ici, il était impossible de savoir quel type de son elles émettent. Les scientifiques jadis les croyaient même muettes. Effectivement, malgré leur larynx développé et leurs nerfs laryngés, il leur est difficile de générer suffisamment d’air à travers leur long cou pour produire des vocalisations.

On a découvert plus tard qu’elles émettent des infrasons, des ondes sonores se situant en-deçà de la limite d’audition humaine. Aujourd’hui, nouvelle découverte : selon une étude publiée dans le journal BioMed Central (BMC), les girafes fredonnent !

Cela a été prouvé par l’analyse de 947 heures d’enregistrement dans trois zoos européens : le jardin zoologique de Berlin, le zoo de Copenhague et le zoo de Vienne. Pendant 7 mois, les girafes ont été enregistrées jour et nuit. Et il semblerait que l’obscurité soit propice aux bavardages. 65 fredonnements ont été collectés en tout : 34 au jardin zoologique de Berlin, 9 au zoo de Vienne et 22 au zoo de Copenhague. Le fredonnement est un son de basse fréquence, avoisinant les 92 Hz, et dont la structure regroupe une grande diversité de notes.

Les chercheurs n’ont hélas pas (encore) pu découvrir si ces sons leur servaient à communiquer entre elles ou bien à se « présenter ». Il est effectivement connu que chez d’autres espèces à mêmes structures sociales, les vocalisations servent à délivrer des informations sur l’âge, le genre, l’état reproductif ou bien l’excitation sexuelle de l’émetteur.

Source : site Biomedcentral, 9 septembre 2015

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